mardi 23 janvier 2018

je pense donc je ne suis pas



" Nous naissons pour ainsi dire 

provisoirement quelque part. 

C'est peu à peu que nous composons, 

en nous,

 le lieu de notre origine,

 pour y naître après 

aprés coup,

 et chaque fois plus définitivement. "



(Rainer Maria Rilke)


 dans le film "Les soeurs soleil"
 film où je n'ai jamais été aussi autant coupée

il ne suffit pas de jouer, mais aprés il faut

 éviter les ciseaux.


une fois de plus comme me disait la directrice de casting :
"ils ne t'ont pas une fois de plus donner la

 place d'exister".

Madame Robillard une grande pratiquante à 

l'église
des scénes exquises
de la panthére dans le rôle sur l'arche de 

Noé.pour la fête de la paroisse


Vive la vie




Dans ma petite école d'écriture quand

 j'explique les données pour "La tablée" texte

 donné hier
La garbure des Sarradets

ce qui nous resiste vie une métamorphose.


 La passion ,le désir nous portent, nous

 envolent  ailleurs ,

 ma joie est grande

quand j'anime mes ateliers 

c'est sans commentaire

les photos parlent pour moi.










photo de presse pour la première 

 les autres sont de Gilles Martin

lundi 22 janvier 2018

les tablées atelier d'écriture du samedi 20 "La garbure des Sarradets"

En lisant le livre de Pierre Michon :
Tablée
suivie de 
Fraternité
Carnet de L'Herme

 la tablée pouvait être ouverte à bien des moments magiques, épiques, grandguignols ,tragico des Atrides ou des Alcibiades
ect...
"La noce chez  les petits bourgeois" de Bretch
Berkoff
où les gens parlent diologue ok mais en dessous leur pensée... c'est merveilleux
 

Scéne que je déteste en tant qu'acteure ou comédienne  difficile à mettre en scéne : beaucoup d'heures de plateaux  pour avoir satisfaction pour tous , public compris...

en écriture well...

Nos oreilles furent gatées

 j'écris quelques phrases en cours d'atelier pour participer à la grande tablée des mots

et voici avec quelques autres phrases à mon établi .
ma tablée




La garbure  des Sarradets
Le bruit des Demaison* (nom de chaussures de montagne) sur le terre plein face de la Brèche. Le cliquetis des piolets contre les châssis de bois. Les tètes bonnets neigeux et glacés pénètrent dans la salle à manger. Les nez sont cramoisis. Les montagnards s’affalent là où il y a une assiette.
La cuisinière et son commis.
- Il serait bon de rajouter des pommes de terre. Le ciel a tellement était couvert, on se serait cru au pic d’Anni aux premières neiges quand le brouillard prend le règne sur toutes les crevasses.
Même les plus radins vont manger de la garbure, sans taper dans leur boite de sur plus américain.
Pourvu qu’ils soient tous rentrés.
 Ceux de la grotte de Casteret ne seront pas épuisés aux repères perdus.
Je connais des premiers de cordée chevronnés qui ont péter les plombs se rendant compte qu’ils tournaient en rond.
Tiens, qu’est-ce qu’elle fait la Mascotte des chercheurs ? En tête, en plus ! Elle a changé de cordée.
Son commis un beau sénégalais à l’accent encore bien impacté du sable de la Mauritanie, du fleuve Sénégal et de tous les niamas Niamas de leurs palabres.
-Mais Mama, tu sais tout ce que l’on a dit dans la vallée depuis leur Hivernale au Touron, ils l’avaient laissée redescendre pour remettre ses fixations de peau de foc,  ils savaient bien qu’elle ne pourrait pas les rejoindre  aux maisons de EDF au barrage.  En pleine saison, jamais elle ne trouverait un hôtel pour l’accueillir. Pas une clé de voiture sur les trois ne lui avait été offerte.
-Bien regarde la, elle a l’air en super forme. Avec cette histoire, pourtant.
-Mama, y en a assez de patates ?
-Oui, nous allons bientôt commencé à servir la soupe. Mettons les miches de pain, aux deux bouts  et au milieu de la tablée : ils vont se faire des crotons.
-Tu sais Mama cette femme est « une » courage, son père est l’agonie, son fiancé l’a quittée ;  c’est dans le confort que l’on s’écroule. Dans le moins du moins, c’est la vie qui te tient.

Le silence s’installe à la salle à manger sauf les bouches qui lapent la soupe.
 La cuisinière :
-J’aime regarder ses gaillards et gaillardes après l’épreuve du sommet et la descente. La joie de poser leurs  fesses sur du solide. S’accrocher à la table de chêne comme les marins aux bastingages.
 Il y en a un qui craque, éclate en sanglots.
Le Nigoul, le fils de L’épicerie fine. L’argent ne fait pas le courage dans l’épreuve. Il envoie pêter  sa fiancée  –grande famille aussi bonne fortune- « c’est quand j’étais paumé qu’il aurait fallu que tu sois là, non, tu pérorais, çà aide quand tu pisses dans ton froc. 
Heureusement que Mascotte était en deuxième de cordée et qu’elle a pris la main. Elle connait bien la zone  avec son trio des chercheurs. Heureusement. Les 8 de la cordée ont y passé. »

Un hipipi hourra explose après la première assiette de soupe.
-S’il vous plait dit Mascotte, on n’applaudit pas un sauvetage. Vous vous êtes tous concentrés, vous avez retenus en laisse vos chiennes de la Trouille. Sans çà, on aurait creusé l’igloo et remués nos pieds toute la nuit pour éviter les engelures. Vous avez vu comme l’odeur de la fumée de Mama nous a fait tracer la ligne. À part deux dénivelés et deux grimpettes bien ardues : nous y sommes. Applaudissons Mama pour sa garbure.
Mascotte se lève va embrasser Mama, Elle éclate en sanglot et lui dit à l’oreille "si je pouvais faire pareil pour mon père dans son combat avec le crabe. Je serai la femme la plus heureuse."
-Rien n’est écrit tant que ce n’est pas encore l’heure. N’oublie pas, Mascotte. Tu es notre Reine du refuge ce soir, prends cette force pour ton père.

Le faitout fut installé au centre de la table. Hampaté Ba junior servit les poireaux, le chou, les carottes, les patates, les branches de céleri et la mique (une boule de pain avec des œufs des petits morceaux de lards, oignons, ail, thym). Mama coupe le jambon en tranche et aussi répartit tous les rogatons, d’agneau, de bœuf, de veau, de  couenne du cochon.
La moutarde circulait de main en main comme sur  l’échelle de la paroi pour rejoindre le versant espagnol.

Mama s’assit et observa  ces êtres aux épreuves des sommets, plusieurs avaient fait des faces Nord aujourd’hui. Sur leurs visages étaient encore inscrites les crispations des passages de 5 sup en artificiel dans le schiste.
C’est le moment qu’elle aimait : regarder ses gaillards comme les petits frères du petit Poucet poussaient qui avaient échappé à l’ogre.

 Mascotte s’était retirée du groupe et assise dans la cheminée, elle mangeait, elle pleurait, elle priait.
Hampaté Ba junior a donné le morceau de buche à Mascotte, il s’est assis prés d’elle pour manger le sien. Il lui a parlé tout doucement : un homme de mon pays : Soundiata m’a dit : « si tu croises une femme qui a le visage d’un ange, cela peut peut-être ma fille albinos, ma bisonne blanche,  si elle est triste surtout imagines toi,  moi et console là. »

Le dessert fut  servi à tous par Mama. Buche de noël au printemps. Dans la montagne, les saisons peuvent se ressembler suivant la reine  météo. C’était une brume de décembre avec son blizzard, en cette veille de Pâques.
Un ramdam de gens qui décampent  pour être les premiers au lavabo.
Mam
-Et les gars, vos assiettes rangées sur l’évier.
Les premiers de cordée se retrouvent autour de la grande table pour converser, demander conseils, préparer les voies pour le lendemain. 
La météo serait bonne, la température de la nuit très fraiche.
 Des marches d’approche aux piolets pour atteindre la Brèche.
Mascotte sort de la cheminée et des bras d’ Hampaté Ba junior.
Les gars lèvent la tête de leur carte, boussole, sextant de montagne :
-Alors tu rejoins le club des premiers de cordée.
-Ce n’était qu’un sauvetage. Mon désir c’est le premier rôle d’une pièce de théâtre ; dans les contrats : l’alpinisme est interdit le temps de la pièce.
-Entre deux pièces viens, tu seras notre Seconde .Bientôt le Rio Verde. 
droits réservés
Françoise Pain

Sous la direction artistique de Frankie Pain






lacuisinière du refuge





jeudi 18 janvier 2018

Rene Char et autres compagnons d'écritoire

 René Char
 « Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux »



Saint Augustin s’interroge :
 «  Si personne ne me pose la question, je sais. Si quelqu’un pose la question et que je veuille l’expliquer, je ne sais »


(Claude Simon)
 

Un parti pris littéraire à aborderons le problème du temps et de ses discordances , il s’agirait bien de «  reconstruire au moyen d’équivalents verbaux quelque chose que l’auteur a fait ou vu comme s’il ne pouvait pas admettre que ce qu’il a fait ou vu n’ait pas laissé plus de traces qu’un rêve ». (Claude Simon)



Rudyard Kipling

Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l'humanité.



Carl Gustav Jung

Une pensée réellement profonde a toujours quelque chose de paradoxal, qui apparaît aux esprits médiocrement doués comme obscur et contradictoire.



lbert Einstein


Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

et pour écrire en paix
les jardins d'excellence



Christiane Singer

La crise sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés.



Hermann Hesse

Rien ne fut, rien ne sera; tout est, tout a sa vie et appartient au présent.


Carl Gustav Jung

La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.

Jacques Castermane


Il n’est jamais trop tôt pour apprendre ce qu’on ne nous apprend pas : apprendre à être.

Ma Ananda Moyi

Ce n'est pas dans le monde extérieur que vous trouverez la paix. Creusez au plus profond de vous-même, et vous trouverez la perle inestimable.



Canela Michelle Meyers

L'amour est à la racine de tout Ce qui se produit à chaque instant ... peu importe à quoi ça ressemble !



Jiddu Krishnamurti

Méditer, c'est se vider du connu.
Le connu est le passé.




Démocrite

La vie est un passage, le monde est une salle de spectacles. On entre, on regarde, on sort.

Mooji

Dans le lâcher prise, le laisser Être, il ya la paix, le silence et la clarté qui découlent de l'abandon complet. Laisser la Vie Être.


Placide Gaboury

Ce n'est pas le fait d'être aimé par quelqu'un qui guérit notre guerre civile intérieure, c'est d'être aimé par soi-même, de s'accepter, de la racine à la cime








 Le cher Carlos Brant





belle inspiration pour vos jardins , vos tableaux, vos plumes,....

phtos emprunts web