vendredi 17 novembre 2017

24 h chrono un evenement



Pour cette photo chrono

Cette semaine l’événement une première, je vais manger dans mon petit troquet du douzième c’est l’heure du match, la salle est bondée d’hommes c’est le foot ball France Allemagne en amicale

 Rien à causer autour de moi

 j’ai passé la journée la tête dans mon encrier et sur mes pages : narration et point de vue , une tranche complexe et délicieuse…. quand j’aurai trouvé où passer pour la subtilité de  ce programme,… plus de jus pour prendre le bouquin compagnie du soir au repas alors je regarde le grand écran.

 Je suis la seule à regarder , 
me voici prise au jeu de notre équipe de France qui est vraiment au point pour affronter le mondial. 

Je jubile au fond dela mémére Frankie Map's Monde

 la seule femme à regarder

soudain à mes cotés je sens la présence de mon père , il est au ciel depuis bien longtemps cet homme, ce résistant, ce guerrier comme tant d’autres dans nos familles. 

Nous trépidons du jeu de nos footballeurs. Beaucoup de grâce sur ce tapis de verdure bien taillé, de complicité entre les joueurs les buts se marquent , ils mènent jusqu’aux dernières minutes et l’Allemagne dernier but . « Ex éco ».

Voici ma photo de la semaine.


pour les autres 24 h chrono clic sur le lien










merci footos du web



mardi 14 novembre 2017

quelques minutes avant l'empoissement au carré de chocolat

 photos de jean batiste

il passait en scooter et nos yeux se sont croisés .
c'est un amoureux de la lumière et de la couleur
il m'a demandé de faire des photos avec moi
je lui ai dit oui parce qu'il me promettait de me les envoyer

j'ai vue à son oeil qu'il ne me mentait pas

il a tenu sa parole ,je vous fais partager son talent

et mon talent de la couleur

mes expressions sont un peu cruches.
sur dix c'est son choix
le photographe n'a pas la même vision que son modéle sur le sentiment de la beauté de soi

c'est toujours compliqué.
je lui avais demandé de m'envoyer la totalité du shoot
que j'avais vue 
j'espére qu'il le fera

il y en a des mieux des expressions de moi que vous adorerez

gros bisous belle fin de semaine et merci aux lectrices et lecteurs de la "novella fantastica"


lundi 13 novembre 2017

avant et aprés le N'up , suite de novella fantastica



Pinceau de soie / son pinceau à encre de Chine / désormais sous son nez/ sa Mouchma - la dyslexie de Péla  prend ses aises- il a une moustache.
A elle-même : Dans quel état çà va nous mettre que d’embrasser çà. ???????
Mouchma , Mouchma.(moustache) mon dieu pourvu que cela ne fasse pas comme Roland barthes :" ce matin il n’avait son pull over vert et je ne l’aimais plus"
Reynal
-Nous sommes famille maintenant Guenièvre,  à votre fils je dois ma vie.
Guenièvre avec un large sourire se remémorant la cérémonie de l’adoption de Pélagie sous la protection et bénédiction d’ Ariane ….
Vous ne pouvez savoir à quel point nous sommes Famille ….. Monsieur Reynald ……. 
(Suite)
A peine quittée la base marine de la Palice que la carlingue s’emplit de bruits tintamarres de clochettes ,cris de choses effrayées, agonisantes, comme des oiseaux et des chauves souris étranglées.
Reynald est inquiet sans son  majordome.  Milan est encore en Afrique. Il termine la mission  avec Sébastian. "Comme en chirurgie avait dit Sébastian, il est nécessaire de suturer  de fil incassable."
Reynald devint blême
- Sans le vouloir Guenièvre j’ai marabouté votre voiture.
Guenièvre
-Reynald j’ai souvent dans mon cabinet eut vent de ces phénomènes.
Reynald
-Un peu comme si j’avais des djinns agrippés partout sur moi comme des sangsues voulant pénétrer le maximum à l’intérieur de moi ou des tics de chien. Ca me brûle style grand corps malade urticaire.
Guenièvre
-Nous allons mettre le turbot ,je vais téléphoner à mon collègue Camara de la chair d’ethnologie , je vais lui demander de mettre en place un rituel de N’up, rituel de dépossession  que les psychiatres Africains utilisent à Dakar. En Sicile c’est ancestrale : ce sont les rituelles pour les tarentulés.
Reynald
-Attention à la route, ce ne sera pas celle de Madisson sourire pour détendre l’atmosphère, nous allons subir des assauts de piranasses enragées.
Quel cadeau m’a fait ma famille, en fin de carrière de m’envoyer sur le terrain alors que je n’y avais jamais mis les pieds.
Guenièvre
Je sais qui vous êtes . La mort prématurée de votre neveu a rouvert les champs de votre fonction dans la grande entreprise.
Reynald
Vous avez raison de plus, le voyage c’est une de mes grandes compétences. Pour mon travail de designer, j’ai des ateliers dans le monde entier et je crée, avec cet esprit là en tête.
La route est bien engagée déjà la descente de la grande côte d’Angoulême. La lumière du Sud Ouest est là dans nos rétines  malgré le novembre "benaise" dans ses palettes de gris . Le gris fait ressortir les or, les rouilles, les écarlates des quelques likidenbars (arbres rouges).
 Encore une « rebutade » de cris d’enfants, de martellement de tôles des chants de vielles nounous pour calmer les agonies, un 13 novembre étrange les cométes de ........ Serait –ce aussi mémoire mondiale  du drame de 2015.
Pélagie est au téléphone avec Camara Sory, elle note le lieu du N’up.
L'expérience,
Ce n'est pas ce qui nous arrive,
C’est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.

Aldous Huxley

Se rendre  à la guinguette « l’Alose » sur la rive droite de la Garonne, c’est là qu’aura lieu l’ablation du mal tenace du rapatrié, paquebot presto d’Afrique de l’Ouest. Depuis le pont de bois sans clou, nous suivons le chemin cabossé qui traverse des cours d’usines, de raffineries, des manufactures, silos à grains, contenairs. Novembre est là avec sa dominante grise et ses exhalaisons de brume qui remontent du fleuve. Les arbres du chemin sont déplumés. Des herbes hautes jaunies couchées par les bouffées du vent. Une boite à lettre, très film de western série B,  marque que nous y sommes. Elle tend ses planches déclouées comme un accueil. Les portes à peine ouvertes de notre carrosserie « emboucanée » un bruit régulier  de sons rouillés vient agacer nos tympans, nous observons sa provenance. Une girouette.

........


La lune a grimpé dans le ciel, elle baigne la guinguette l’Alose et ses encombrants  de sa salive jaune paille.


Dans la voiture  le  fuyard de la « chose » programmée dit :

- allons donc manger une alose grillée  avec sa sauce à l’échalote grise dans sa purée d’oseille.

Mon Isis, tu sauras recoller mes morceaux.

Suite et fin
Pélagie s’est installée à l’arrière. Reynald dans une couverture de survie est blotti dans ses bras. Elle le masse, lui fait des gestes de « touch nursing »,  chante les mélodies qui s’improvisent dans la situation. Régulièrement, elle l’abreuve au goulot de la bouteille comme un biberon.
Guenièvre  parle doucement.
-C’est post traumatique, il vit une grande régression, il est dans les abîmes que même ses mémoires archaïques il n’a jamais ressenties. Nous nous organiserons toutes les deux à la Villa.
-Pélagie
Je vais faire venir pour le weekend mon ostéopathe et sa compagne, il sait travailler sur le corps imaginaire, il a fait des miracles avec moi, après avoir joué certains rôles  ........... Reynald  prendra en charge les frais.  Pendant deux jours, il pourra lui donner deux séances et ensuite nous irons le voir à Paris.
Le silence plonge  dans la voiture.  Des gémissements de temps en temps émanent du grand Bébé. C’est émouvant de voir comment le corps peut se transformer en un autre que soit même. Même si Pélagie et Guenièvre le savent, c’est toujours bouleversant que de le constater et en même temps la magie du corps et de l’être lui-même.


 

Droits réservés

Frankie Map’s Monde
Sous la direction artistique de Frankie Pain