dimanche 22 avril 2018

Pourquoi dehors toute la journée ? Tapas en fragments de mes romans en finition.




Classé dans Voyage à l’autre





Pourquoi dehors toute la journée ? Tapas en fragments de mes romans en finition.





Pourquoi dehors toute la journée ?
Le père, la mère travaillaient.
Ce n'était pas leur bon de commande.
Une traduction de l'ainée.


A la limite d'Adjamé. Un village prés de la maison.

 A l'époque les petites filles quand elles me voyaient, elles fuyaient. Afin de faciliter le contact, j'apportais mes poupées : c'était pire. Je ne comprenais pas, elles étaient belles mes poupées. !

Je n’ai jamais fait la différence entre noire et blanche
J’étais des deux couleurs
Sans le savoir
 Elles étaient noires, blanche celle qui voulait être leur copine.
Je ne savais pourquoi ; c'était une évidence  que nous étions les mêmes !
C’est avec ma sœur que je sentais de la grande différence.
Racisme je crois disent les grands.


Alors, jonchée sur la falaise, je regardais des heures la lagune d’Abidjan.
Le trafic des bois.
Les éléphants tiraient des filins comme sur les chemins de hallage à certains moments les péniches étaient traquées ainsi sur nos fleuves.
Les billes de bois immenses, plus larges que le tour  de taille de maman qui était bêlée- bêlée, la hauteur : papa plus la sœur ajoutée.


Papa avait une voix grave
Floutée de la cigarette,
un grain de sable
saupoudrait la douceur dans ses paroles.
Quel dommage qu'il fut si taiseux,
çà doit venir des gens de la guerre.


Nous recevions le lait dans des bouteilles de verres,
je contemplais çà comme une œuvre d'art.
Çà changeait du bidon métallique,
du pot de lait qui sonnait quand nous  le baladions vide : mes premiers pas dans la création des sons, cependant.
J’ai pas beaucoup progresser mais aujourd'hui à chacun de mes ateliers d’écriture nous créons -une minute de musique-.
Elles seront montées, j'espère de là, nous ferons
la musique du générique de mes tapas inaugurales des fragments des thèmes de mes romans en finitions.

Ma robe jaune que j'avais tachée au petit déjeuner,
 Je la lavais,  toute mouillée je la portais
 arrivée à mon perchoir sur la falaise,
 je me mettais en petite culotte, je la faisais sécher sur une branche.
Régulièrement j’allais la toucher, je la changeais d’exposition comme faisait la mémé Louise Marie le jour de lessive. Le lundi.


C’est long une journée hors de chez soi,
 dans un pays que l'on connait à peine.
Je pensais à Bijou, le percheron de mon pépé.
 Blanc et noir, gris poudré.
Je l'imaginais prés, je lui parlais,
 il y arrivait même des jours où je sentais son souffle sur ma joue.

 C'était mes caresses, mes douceurs, mes tendresses,
 alors je pleurai moins.


Je rêvais, j'imaginais une île  où des nids d'hommes verts sortaient de leur écorce œuf.
Papa avait parlé un jour de l'île de la Désirade.
Je trouvais çà beau : Désirade. Je rêvais qu'un jour l'on m'appelle ainsi.
L'on ne m'a jamais appelé comme çà dans le quotidien, cependant un jour: j’héritais du rôle de Désirade dans la pièce « Le coup de Trafalgar »  de Monsieur Vitrac.


Déjà douée en couture, je confectionnais des jarretières de mariée en haut de la falaise.

 Je m’étais confectionnée un sac où dé, aiguilles, épingles, petit ciseau, fils à coudre, à broder, boutons .

Attendre leur mise en fonction : suturer le temps.

 
 Une de mes grands-mères me faisait mettre la main de l'innocence sur cet objet là.

 « Pas de robe de mariée confectionnée sans jarretière ». Disaient l’une et l’autre, grands-mères.


Je récupérais tous les bouts de tissus de la maison, plutôt de la rue
Mère ne cousait pas  et ma sœur jetait les tissus ou les cacher.
C’est ainsi que j'eus dans mes mains les premiers cotons pagnes.
Maintenant dans mon grand âge c’est  comme une signature, toujours un boubou quelque part. De la petite culotte aménagée, à la coiffe chapeau de chaque jour. Vous le savez vous qui me croisez si souvent.
Quand j'en mettais en foulard dans mes cheveux  que je me promenais, c’était comme si j'avais un drapeau blanc .mon papa m'avait raconté ce que ce symbole  signifiait : - Stop, faisons une trêve, parlons- Nous.-


Des touffes d'herbe poussaient entre les billes de bois sur la lagune.
Quand je clignais des yeux,  j'imaginais une noyée dont les poils, comme ceux de maman que j'avais aperçus, un jour, c'étaient transformés en touffes d'herbes.
Ca me rendait triste : des femmes noyées. Il y avait bien une sœur qui me faisait-la journée dehors-, alors quand çà commence par  çà le règne de l'aînée - une reine Shakespirienne-.  Si on prend un grade comme dans l'armée, sans en avoir l'air : çà, peut pousser dans l'eau.

Glisser çà arrive à tout le monde, même que parfois çà nous fait rire.


Le midi j'avais faim, j'avais dérobé dans la cagnotte pour la fatou quelques  francs CFA, j'allais m'acheter des beignets de poissons frits, au village Adjamé.
Petit à petit les villageois me reconnaissaient, m’accueillaient à manger avec eux.


J’ai compris alors que seule un jour, après  nous pouvons être nombreux. Très nombreux.

Plus tard, je m'enfuyais de la maison avant même que Reine Shakespienne eut le temps de le dire.  Charmante frangine, que j'aimais tant ; tout de moi la gênait, elle racontait n’importe quoi au peu de monde qu’elle croisait. Cela devait être terrible d'un coup sans anicroche  de la Pompette = moi,  les gens me fuyaient comme si j'étais  une apparition maléfique.



Je rentrais de plus en plus tard. Avec les familles amies d’Adjamé, avec les enfants : filles et garçons, nous construisions avec des bidons d'essence ou d'huile des guitares avec des fils de nylon, en s'arrangeant à fixer un manche. La musique était un de nos rassemblements, de nos chants, nos éclats de rires.



Un jour, les parents  ont découvert mes absences. Ils rentraient avant moi de leur boulot. J’étais gonflée, je leur ai dit : « adressez vous à votre  ainée, tout le temps dés que vous aviez le dos tourné, «  hop là vas dehors ». Au début ce ne fut pas facile, après  je m’y accommodais. Mieux  qu'un : tais-toi systématique.
Çà ne me regarde pas : c'était vos ordres » m'avait-elle dit.


 «  Vous avez beaucoup de chance : plusieurs Messieurs m'ont demandé en mariage. J'ai simplement répliqué que d'où je venais, c'était beaucoup plus tard, ou même jamais."

Frankie Map’s Monde

Copy réservée



 


vendredi 20 avril 2018

24 heures chronos : la rue sur le soleil






L'élan dans l'azur éclairci par la lumière du soleil.

Tous  ont sortis le léger 

Les femmes montrent leurs jambes blanches

D’autres s'éventent  avec la longueur et la largeur de la jupe.

Les hommes sont très coquins

Les sourires affichent des promesses

c'est vrai que sous la lumière du grand astre nous sommes à croquer,  à  s'asperger de baisers,....


et les accessoires ; les éventails, le fouteur de peur aux mouches,

 les lunettes de soleil, les chapeaux



Le tissu dans les clairs pour les européennes 

 et les africaines  l'éclat dans les tissus de pagnes

achetés au pays, couleurs  à faire frémir nos iris.



Nous flirtons avec les bouches  de l'ombre,

 assises sur un banc sous un marronnier ou un tilleul

se rafraichir avant de reprendre la route.


La chaleur prend le premier rôle et nous parlons de la kastafiore "Soleila".


Les terrasses se remplissent  mais très vite nous ne pouvons plus respirer aux nombres de glops qui se grillent.



Les visages sont magnifiés. Nous rêvons en cœur au petit « canion » d’Espagne où nous conversions  le corps en repos dans des baignoires de rocher alimentées par le torrent et ses dérives du courant. Tours et contours.



Je multiplie ma création de l'enzyme (voir le billet précedent)



Il suffit d'avoir un but « ne pas crever asséchée en soi par manque de cette enzyme »  pour  être baignée d'ondes de sourires, de rires,  de gazouillis d'enfants.

C’est le bonheur et que de belles mimiques de bébé et d'un peu plus grands.

 Les portables prennent tant de temps aux parents alors quand une mémé ou nani  prend le temps rien que pour eux pour gazouiller ...



Soyons fous et folles c’est l’heure de rouler dans l’herbe  se câliner.Juste.

N’abusons pas de vous.



Je vais m'arrêter là.

Ala Dame en rose de Haïti, à Nora et son amie malienne Malisalouna, et tous ses inconnues inconnues…….

Merci à vous


vous pouvez allez voir toutes les autre 24 heures chronos chez patricia
chemin des tables. over-blog.com
premier titre du billet :
Comme il est complexe de dire des mots quand nous ne possédons pas la langue de bois.

mardi 17 avril 2018

l'amitié est en voie de disparition becarfull




Belle fête à l’amitié,
Amitié grand sentiment digne du grand être.
Beaucoup aujourd’hui use le mot  en la créant  en valise vide.
Rares sont les signes de connaissances , de reconnaissances qui la  manifestent ...
  chaque jour des gens se suicident de la valise vide de l’amitié.

C’est un sentiment dont nous devons résister à émettre son nom sans instance de petits témoignages
un mode de séduction comme un autre, un art de consommer l'autre à prix de solderie,
..... 

 Par des adresses régulières à l’autre.
C’est un si beau sentiment.
 Malheureusement, il y a toujours l’excuse du temps bouffé, des enfants des petits enfants et et Amitié passe souvent après tout çà , et on oublie même elle est tellement en fin de liste.

Même les amis prennent l’habitude de ne pas envoyer d’accusé de réception, et parfois même quand on est dans le listing, le listing envoyé ne comporte pas de petits mots particuliers. Et de jour en jour, l'amitié s'enfonce dans un pétrin qui ne fait même pas de Pain.

Elle se dévalue et comme c’est pas du dollars, alors elle perd de son importance.

J'en ai connu un qui a mis 34 ans pour se manifester. Il a porté ce nom en bouche avec frigidité à glacer ses lévres  ne parlons pas des notres déjà dans les limbes.
C'était  une simple curiosité : savoir ce que mon désir d'être comédienne était devenu afin que je fasse une leçon inaugurale à sa fille sur le métier.
Il avait renoncé à se manifester comme 6 personnes du même groupe d'amis -psychanalyse lacanienne école de la cause- peur que je devienne leur pic assiette, l'Amitié avait quitté ma vie en faisant 500km en train. Parlez des voyages  "dans mon coeur, nous irons à l' autre bout du monde..." Ah ! l'échalote bordelaise !*C'est l'amour de l'argent comme nomme comme çà là bas .

Un de plus perdu et j'étais le cordonnier qui en mangeant sa tartine de miel avait écrasé d'un seul coup 7 mouches . Le conte s'appelle 7 d'un coup.
Chez ma gouverne  6 d'un coup.
 Ca fait du vide, du grand vide.
10 années d'amitié multiplié par 6 /60 ans le baril d'amitiés .
Magique !

Prendre un train pour Paris pour  sa passion
çà vous  change la vie.  

à Bordeaux comme la Soulac engloutie par Mélusine.

Cette année j'ai pu y remettre  les pieds sans les voir bien sur,  mais dans mon coeur j'ai pas souffert. 35 ans il aura fallu.

Je me méfie de qui me dit amitié.
 C’est la force du sentiment qui le crie et non une parole vide.
L’être humain rarement sollicité par des signes d’appartenances manque d’une hormone la l’ocytocineL'OCCYTOCINE
/siprochedelhorizon.blogspot.fr/2018/04/liberer-lhormone-du-bonheur.html

allez sur ce site  on parle bien de l'ocytocine


Fêtons l’amitié.

C'est un acte de resistance. 
Frankie Map's Monde





 Louis l'ami ostréoculteur

samedi 14 avril 2018

24 h chrono : un retour de gascogne en TGV première

Carnet de voyage Dans le TGV en première retour Gascogne. Ce  Jeudi
 en lisant Une écrivain du Québec Madeleine Gagnon.

‘Crevasses d'enfantements’

-Maman ! C’est Mywell

J’ai enfin trouvé un ventre qui m’accueille
Marceau, le petit garçon avec qui tu joues pendant tout le voyage :
c’est ton Mywell.
J’ai cherché longtemps, il me fallait un vrai papa,
Et je leur ai forcé la main.
Mais t’as vu tout de suite - un autre-,
et dans quel état, elle est ! Elle a vu plus grand que son ventre.
Pour être à la mode, être acceptée dans le monde de l’entreprise de papa
2 enfants : çà va avec la montée en grade
 comme  vous disiez dans le monde du pépé Christian, ton cher papa.
La grève des trains t’a offert de monter en première.
Comme tu as joué, jamais je n’ai cessé de te sortir de tes,     de tes dessins.
J’avais qu’une envie : c’est que tu me proposes de gribouiller avec toi,

- je sentais en toi ce désir, mais dans son demi-sommeil la mère pestait.
Tu respectais, c’était elle la maman.
Çà aussi tu l’as vu.
 Mon père était heureux qu’une Femme enfin joue avec son fils Marceau.

Quelle complicité vous avez eu ensemble tout le train.
Pourtant quand il a failli "t’éburner" avec sa bosse de dromadaire,
Holla ! J’ai entendu tes trémolos dans la voix,
En une seconde vous vous êtes visité dans tous les détails. Vous avez fait un salut à la japonaise.
Jamais je n’avais vu papa se signer ainsi avec quelqu’un.
C’était beau à regarder comme un Prince et une Reine.
Comme les chiens quand ils se sentent l’horloge arrière.
Ils connaissaient ainsi leur race, leur place dans la meute.
Il voyait concrètement ce qu’une femme était capable de faire avec un enfant.

A l’époque de Mywell c’était l’Edward White Man  qui aurait eu la gueule toujours ailleurs.
Là, c’est la mère, ma mère.

Prends moi avec toi, papa aussi, même s’il a trente ans de moins que toi.
Ton voyageur en transhumance perpétuelle c’est bien ce qu’il fait.
'Des hordes transversales défiant les frontières' ne le dérangent pas.

Fais de même maintenant tu es prête à aimer un enfant, tu as accompli ta carrière.


'Il est l’heure dit le Sable'
-Marceau prend la pelle, ton sot,
  fait un château, dit le Sable
Celui de ta maman 1 où tu rêvais y grandir avec Elle,
- Marceau
mais l’Edward Mywell n’en voulait qu’à sa paye.
Payer son école d’archi. Le reste n’était qu’un morceau de chair.
Heureusement que tu ne fus pas incrédule.

Le papa

-          Madame voulez vous gardez Marceau quelques moments,

 je vais faire quelques achats au bar. Auriez-vous envie de quelques choses ?

-          Elle fait signe de la tête : un non
-j’improviserai.
A son fils
Depuis le temps que tu rêves de dessiner avec Madame.

-          Marceau

Ce temps maman est notre éternité. Nous l’avons rêvé si fort qu’elle est venue.

Notre éternité. Si concrète. 
Tu veux bien être ma grand mère.

La petite bouille brune aux yeux pétillants s’élanca à mon cou et m’embrassa très fort.

-Marceau
Une fois et c’est .
 Maman.
de Frankie Map's Monde

entre guillement'' des mots de Madeleine Gagnon
""
c'est mes inventions 
texte reservé


photos de Frankie Pain




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bon week end à vous toutes et tous chers lecteurs.